mardi 1 janvier 2013

mardi 30 octobre 2012

Entretiens au Studio du Bolchoï par Stanislavski



Ce livre reproduit les cours qu'a donné Stanislavski aux artistes du Théâtre Bolchoï (1918 à 1922).

A travers la méthode des «actions physiques», Stanislavski a ouvert à l'artiste une voie nouvelle, plus simple, plus courte et plus facile, lui apprenant comment donner des formes concrètes à toutes les connaissances que l'artiste a accumulées durant son existence. Et cette nouvelle voie - la base solide et essentielle de tous les succès de la création artistique - mène à un renouvellement constant et à un assainissement de l'art du ressenti théâtral.

Ces entretiens sont suivis de L'Ethique, qui est à l'origine un chapitre de son livre La Formation de l'acteur. Il considérait la question abordée d'une telle importance, qu'il voulait lui consacrer un ouvrage entier. À la veille de sa mort, il était encore en train de corriger son texte.

Entretiens au Studio du Bolchoï & l'Ethique, Constantin Stanislavski, Editions Circé, 283 pages, 11,20 euros.

lundi 28 juin 2010

Un cirque dans une petite boîte par Dina Sabitova

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Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, entrez au cirque Carrouselli ! Venez admirer ses jongleurs, ses acrobates, ses chevaux, ses cl...

Ses clowns ? Non, car le clown Pé est parti. Et un cirque sans clown, ce n'est plus vraiment un cirque. Le chapiteau du Carrouselli est à moitié vide; sa caisse aussi. Les artistes ne peuvent même plus acheter d'éclairs à la crème pour la jument Adélaïde, de carottes fraîches pour l'âne Filipp ou de cigares pour le directeur. 

Alors, la troupe décide de se rendre à la capitale: là-bas, il y a beaucoup d'enfants qui ont besoin de distractions, et peut-être un nouveau clown à engager...

Un cirque dans une petite boîte, Dina Sabitova, Editions Bayard Jeunesse, 374 pages illustrées noir et blanc, 12,90 euros. Dès 9 ans, collection Estampillette.

Insulaires par Evguéni Zamiatine

" Tout le monde savait que les gentlemen du dimanche se préparaient dans l'une des usines de Jesmond et qu'ils paraissaient au grand jour chaque dimanche matin, en milliers d'exemplaires, avec l'édition dominicale du Bulletin paroissial de St-Enoch.
Arborant la même canne et le même haut-de-forme, les gentlemen du dimanche promenaient respectueusement leurs dentiers dans les rues et se saluaient entre sosies. "

On pourrait voir dans ce récit au style concis, extraordinairement maîtrisé, un simple rapport de fait-divers. Il s'agit, en fait d'une profonde satire de la vie provinciale anglaise de l'ère industrielle et des dangers d'uni­formisation humaine qui en découlent.

Prophétique Zamiatine. Par son style elliptique, expressionniste, par la fulgurance de ses phrases, ce grand hérétique reste sans doute le plus singulier prosateur que la Russie nous ait donné dans les trois premières décennies de ce siècle. ( Le Monde ) 

Evguéni Zamiatine, Insulaires, Editions Stalker, 122 pages, 10 euros.

Dickens & Griffith par Eisenstein

Le montage est aussi vieux que le cinéma lui-même. Or lorsque Griffith eut apporté la multiplicité des plans et des angles c’est-à-dire la variété des points de vue, il prit une importance capitale. 

Mais comment le montage est-il venu à Griffith ou comment Griffith est-il venu au montage ?
Et bien, Griffith vint au montage par le biais des actions parallèles. Et l’idée de l’action parallèle lui fut suggérée par... Dickens ! 

Sergueï Eisenstein, Dickens & Griffith, Editions Stalker, 247 pages, 22 euros.

Les sites de la mémoire russe par Georges Nivat

 

Ce bel ouvrage tente de répertorier la " géographie " de la mémoire russe : d'abord le paysage, mémorisé par tout Russe, canonisé par la peinture de la seconde moitié du XIXe siècle, les différents types de villes, bourgs, villages et hameaux qui hiérarchisent l'espace russe d'une façon beaucoup plus différenciée qu'en Occident, les musées et grands monastères, les jardins, les nécropoles, et leur rôle social encore bien vivant, les lieux d'enseignement séculier et religieux, le théâtre également, qui fut aux XIXe et XXe siècles une institution presque égale à la religion, et enfin les lieux " emportés " avec soi par l'émigration, en elle-même lieu de mémoire et moteur actuel du renouvellement de la mémoire russe depuis son " rapatriement ". 


Sans équivalent à ce jour, cet ouvrage devrait enrichir considérablement l'appréhension d'une grande civilisation qui n'en finit pas d'intriguer ses voisins immédiats ou lointains, ses amis comme ses ennemis, faute d'une connaissance approchée.


Georges Nivat (sous la direction de) Les Sites de la mémoire russe Tome I. Géographie de la mémoire russe, Editions Fayard, 849 pages, 45 euros.